Moyens de contraception: Les questions fondamentales (Part I)

La contraception suscite encore débat au sein de nos populations. Pour l’africain noir en particulier, l’essence même de la femme c’est sa maternité alors que le fait que cette dernière puisse choisir quand elle veut ou ne pas donner la vie ne fait pas l’unanimité auprès de nos communautés qui sont encore profondément conservatrices de nos traditions ancestrales.

Toutefois, ici nous n’émettrons pas d’avis sur le choix de maternité de la femme mais plutôt sur quelques questions en rapport avec la sélection et l’utilisation pratique des moyens contraceptifs actuels.

  1. Est-ce que l’emploi des méthodes contraceptives n’entrainerait pas une disparition irréversible de la fécondité(Stérilité) ?

En effet beaucoup de personnes croient qu’en utilisant telle ou telle autre méthode de contraception cela pourrait entrainer une stérilité. C’est faux car le retour de la fécondité est immédiate pour toutes les méthodes dès qu’on les interrompt, à l’exception de l’emploi de l’Acétate de médroxyprogestérone-retard (AMPR) et de l’Enantate de norethistérone (NET-EN) pour lesquels le retour de la fécondité se fait respectivement dans un délai médian de 10 et 6 mois, et ce après la dernière injection, quelle que soit sa durée d’utilisation. D’où, aucune méthode contraceptive n’entraine une infécondité définitive

  1. Y a-t-il un risque de contracter une IST même en utilisant des contraceptifs ?

Il est tout aussi important de prévenir la grossesse que la transmission des IST/du VIH.

Dans ce cas les préservatifs sont importants, ceux masculins en latex, lorsqu’ils sont employés systématiquement et correctement protègent contre les IST/le VIH. Le préservatif joue alors dans ce cas une double protection, il est employé à la fois comme méthode contraceptive et comme prévention de la maladie.

  1. Qu’en est-il de la contraception chez les adolescents ?

Les adolescents peuvent utiliser n’importe quelle méthode de contraception et doivent en avoir accès.

L’âge ne constitue pas une raison médicale suffisante pour refuser une méthode contraceptive à un l’adolescent. Toutefois l’usage de ces méthodes doit être pesé en regard des avantages présentés par le fait d’éviter une grossesse. Cet usage devrait tenir compte des considérations sociales et comportementales auxquelles est soumis l’adolescent. Le choix de la méthode peut également être influencé par le caractère sporadique des rapports et la nécessité de dissimuler une activité sexuelle et le recours à une contraception.

D’où le fait d’accroitre le nombre de méthodes offertes fera que la contraception satisfera mieux les besoins, sera mieux acceptée et davantage utilisée. Le choix d’une méthode chez l’adolescent doit être précédé d’un enseignement et des conseils pour répondre à ces problèmes particuliers et lui permettre de prendre de décisions volontaires en toute connaissance des causes.

  1. Utilisation des méthodes contraceptives vs Maladies particulières ?

L’utilisation des moyens contraceptifs chez les personnes atteintes de certaines maladies telles que des troubles psychiatriques graves, le handicap mental, ne devrait se faire qu’après avoir dûment consulté toutes les parties intéressées notamment les tuteurs et les pourvoyeurs des soins. Mais pour toute décision, l’on doit tenir compte de droits de la personne en matière de santé génésique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *