Scandale DEPAKINE L’essentiel.

SCANDALE DEPAKINE ?

Dépakine est un médicament dont la molécule active est le valproate de Sodium commercialisé depuis 1967 comme médicament spécialité du laboratoire SANOFI. La Dépakine est principalement indiquée lors de la survenue de toute forme de crises épileptogènes (Epilepsie),  se traduisant le plus souvent par des pertes brutales de conscience avec convulsions plus ou moins irrégulières mais aussi des secousses musculaires d’intensité variée.

Un risque potentiel ?       

En 2015, vers sa fin un rapport des autorités sanitaires françaises (ANSM) a levé le voile sur l’étendue des dégâts engendrés par la prise de Dépakine. Ce rapport fait état du caractère tératogène (causant des malformations congénitales) très important du valproate. En effet il y aurait eu environ 3000 malformations majeures selon le Dr Mahmoud Zureik, directeur scientifique de l’ANSM et co-auteur de ladite étude.

Gravité du risque chez les femmes et de malformations chez enfants sous valproate ?

De 1967 à 2016, plus de 80 000 grossesses auraient été exposées au valproate au total, et auraient données lieu à plus de 50 000 naissances vivantes. Les femmes en âge de procréer et qui reçoivent un traitement antiépileptique à base de valproate, constituent les populations à risque avec comme conséquence le risque des malformations congénitales majeures qui est 4 fois plus élevé chez les enfants nés d’une femme traitée par le valproate pour une épilepsie par rapport aux enfants non exposés in utéro à cette molécule,  et 2 fois plus élevé lorsqu’elle est traitée par le valproate pour troubles bipolaires.

Parmi les malformations congénitales majeures décelées par l’étude de l’ANSM, il y a des anomalies du système nerveux comme le spina bifida (malformation de la colonne vertébrale causant l’absence de sa fermeture) qui réduit sensiblement la qualité de vie tout en comportant un fort potentiel létal ; il y a aussi des malformations rénales, cardiaques, des membres et aussi des fentes labio-palatines (becs-de-lièvre) qui affectent négativement la physionomie des enfants. Outre cela, il y aurait un risque de 50% que les femmes sous valproate conçoivent un enfant autiste, dyslexique ou en incapacité de marcher.

Le risque que les enfants exposés developpent une malformation et/ou des troubles neurologiques affectant leur developpement est respectivement de 10% et de 30 à 40%.

Précaution?

L’épilepsie est une maladie qui nécessite un traitement médicamenteux régulier ; toutefois les femmes en âge de procréer se doivent d’exiger le plus d’informations possibles (contre-indications, interactions, effets secondaires et ou toxiques,…) concernant la consommation des médicaments en général et les antiépileptiques en particulier.

Voilà pourquoi avant toute prise de médicament même pour l’usage le plus banal, exiger les informations utiles et indispensables auprès des professionnels (pharmaciens) est d’une importance à épargner plus d’une vie.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en France

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